Certification et exportation

Soucieux de réduire les risques écologiques et sanitaires liés à la pulvérisation en forêt du Forester sur les bois non-écorcés destinés à l’export, l’ANSES (L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire ) est intervenue à l’automne 2015 auprès du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Forêts et de la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation, en charge des dispositions phytosanitaires) pour faire évoluer les traitements relatifs à la délivrance de certificat phytosanitaire permettant l’exportation de grumes.

​Cette volonté, soutenue dans son principe par le Syndicat des Exploitants de la Filière Bois, a conduit le SEFB, dans une démarche constructive,  à :

  •   Développer, en partenariat avec les sociétés de traitement phytosanitaire, un traitement thermique des grumes à 71° sous écorce  effectué en conteneur sur les lieux d’embarquement. Cette solution, de loin la plus écologique car elle ne nécessite aucun produit chimique, revient – en raison des coûts de transfert, de traitement et de l’application au thermique de la redevance prévue pour les traitements chimiques – a multiplié  par 7 le coût global du traitement ; ce qui pénalise fortement les essences secondaires dont il représente plus de 40 % de leur valeur.

  •  D’inciter la société Arysta qui possède le Forester à  déposer, auprès de l’Anses,  un dossier d’extension de l’AMM autorisation son utilisation par brumisation en zone portuaire ; notamment pour le traitement des essences secondaires.

Afin de tenir compte de l’évolution des traitements, dont le contrôle  est simplifié via la télétransmission des résultats, le SEFB a demandé au gouvernement et à la DGAL de revoir le barème tarifaire des traitements qui date de 1995.